
Je ressors des tréfonds de ce blog quelques lignes disparates rédigées en janvier dernier. iI n'y a pas de quoi se relever la nuit, mais j'ai relu ces mots oubliés avec un amusement inquiet, à la lumière des événements de l'année. La mise en perspective a toujours du bon...
A propos de nos politiques et de nos média :
Je fais partie des personnes qui ont une tendance naturelle à penser qu'on a les dirigeants qu'on mérite. Mais l'auto flagellation a ses limites, et aujourd'hui je me demande avec inquiétude si on a réellement mérité la France de 2008.
Et j'ai le souffle coupé par une société où le spectacle et la politique se rejoignent et s'accouplent en public sous les projecteurs de l'ensemble des média, qui n'en croient pas leur yeux d'une telle aubaine. Pourvu que l'hybride ne soit pas fertile !
Il n'est pas loin le temps où le portable aura remplacé la carte d'électeur, où nous voteront par SMS -1euro39 par appel- pour élire par éliminations successives, qui notre maire, qui notre député, qui notre président.
Après la Star'Ac, la Ministr'Ac : consommateurs de toutes régions, formez vous-même votre gouvernement en regardant TF1.Du pain et des jeux, on ne change pas une méthode qui gagne.
Je n'ai jamais été très bon public des navets cinématographiques de grande diffusion, mais va au cinéma qui veut y aller, et ces chefs d'oeuvre ne m'ont jamais bien longtemps incommodé la pupille. Aujourd'hui la comédie a non seulement très mauvais goût, mais elle est loin d'être finie et je ne peux pas quitter la séance. La moitié de la salle se marre, certes et le ciné explose son bénéfice annuel, mais il y a une vie après la séance. Et je sais que quand les lumières se rallumeront, le retour à la réalité sera douloureux.A propos d'environnement :
"Le Grenelle de quoi déjà ?" Nicolas S.
Je nous crois entourés de sentinelles. De personnes dont la sensibilité est plus développée que la moyenne. Peut-être simplement de personnes qui savent ouvrir les yeux et voir, tendre l'oreille et entendre, au-delà du flot d'images permanent et du bruit de fond assourdissant qui constituent notre environnement, les maux et les mots de la terre.
L'humanité ne réagira, contrainte et forcée, que lorsque la tranquillité et l'insouciance du bon citoyen européen ou américain, de l'électeur devrais-je écrire, sera touchée. Lorsque les marchés, qui font tourner le monde à leur guise, subiront revers sur revers avant de s'effondrer
En attendant, profitons, consommons : c'est toujours ça que d'autres n'auront pas. Toujours ça que nos enfants n'auront pas. Restons humain.
L'homme veut changer le monde, s'il y a une posture politique internationale adoptée par tous les partis c'est probablement celle-ci.

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